LA TEXTILITé, VERS UNE NOUVELLE DIMENSION DE L'HABITER

Intervention lors du colloque 2010
du Pôle de Recherche et Valorisation de l'Ingénierie Urbaine et de l'Habitat
à la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et des Sociétés.

En parallèle à l'évolution des modes de vie et en réponse à la nécessité environnementale, l’habitat ne peut plus aujourd’hui se définir seulement en terme de volumes, matériaux, modes de construction. On assiste à une certaine dématérialisation en même temps qu’une importance croissante est donnée aux flux et aux ambiances, à la notion de climat local. Initiée dans l’architecture depuis les années 1950 par les travaux sur les structures architecturales légères, cette évolution touche aujourd’hui tant les enveloppes des bâtiments que le second oeuvre, les équipements domestiques et finalement tout l'aménagement du cadre de vie. Légèreté, respirabilité, flexibilité, réversibilité, sensorialité, identité... l’habitat se définit désormais de façon plus globale comme une interface souple entre l’usager et l’espace.
Pourrait-on dès lors parler d’une certaine “textilité” de l’habitat?
Au delà de la matérialité du textile, de ses innovations techniques et de ses utilisations prometteuses dans le secteur du bâtiment, il s’agit de transférer à l’espace de vie les propriétés intrinsèques de cette typologie de matériaux et de les extrapoler vers des qualités émotionnelles et évolutives. A l'échelle du design jusqu’à la ville, quelle nouvelle habitabilité cette dimension définirait-elle?
Résumé de l'intervention